Un temps pourri

Un temps pourri
Vous vous réveillez. Le plus dur est passé. La nuit a été rythmée par les chutes de fruits.
Coup d'½il dans la cour, complètement dévastée. La terre trempée, du moins là ou il reste de la terre. Branches arrachées, arbres nus.
C'est là que le terme effeuillage prend tout son sens. Mais arrachez vous a vos pensées, il est temps de se préparer.
Le café goutte tranquillement alors que vous vous douchez.

Une goutte de pluie s'écrase sur le toit, puis une autre, et tout d'un coup le ciel s'ouvre, et c'est bientôt des milliers de gouttes qui viennent s'abattre sur le toit. Le bruit est assourdissant. Malgré tout, vous terminez de vous préparer.
La journée commence, humide, dans la continuité de la nuit. Vous arrivez a la gare routière, et grimpez dans le bus. L'atmosphère est lourde et moite. L'humidité emplit le bus. La moiteur est combinée a la respiration humaine, le tout accompagné de transpiration.
Et fort heureusement, le bus est a moitié vide. Vous n'osez imaginer ce que ça pourrait être s'il était plein. Vous ressentez les miasmes des passagers précédents.

Le réseau routier est complètement saturé. Le bus n'avance pas a cause des intempéries de la nuit. Une heure vient de passer, et vous avez a peine avancé de deux arrêts. Pour sortir de ville, il en faut encore au bas mot une demi douzaine. Puis trois autres villes.
L'ambiance sonore du bus... Soupirs couverts par "Radio Chiens Ecrasés", avec son lot d'appels inutiles et répétant toujours la même chose. De temps en temps, une info exclusive: "Il y a un doberman sur la RN 42"
Mais toujours les mêmes choses. Vous vous réfugiez dans la musique en priant pour que vous ayez assez de piles... Vous tentez de faire abstraction, et envoyez quelques sms. La lourdeur de l'atmosphère vous accable, vous êtes complètement en sueur...

La DDE a semble t'il débloquée un peu la situation, le bus avances un peu plus souvent. Comparée a votre corps, votre bouche est sèche. Pas de boissons a proximité. C'est paradoxal d'avoir soif et d'être déshydraté alors que tout vos ennuis son dus a l'eau de ces derniers jours. Le bus avance plus fréquemment. L'air circule un peu plus et surtout allége l'atmosphère.
Mais a peine arrêté, on en revient a la moiteur originelle.

Cela fait deux heures que vous êtes dans le bus. La radio n'arrête pas de cracher les infos. Vous êtes enfin sorti de la première ville. Ce ne fut pas sans mal. Vous êtes miné moralement, sur le point d'exploser, a bout de nerf... Mais le voyage se termine. Tout le monde sort exténué du bus. Besoin de se dégourdir les jambes. Vous en profitez donc pour vous rendre a l'arrêt de bus qui va vous mener a la fac.
Récapitulons. Vous êtes partis de chez vous a 7H30, vous avez pris le bus a 8H15, et vous arrivez a votre correspondance a 11H30... L'heure des sorties des collèges et des lycées.
Vous prenez le bus urbain. Et ça ne rate pas, c'est mercredi, et l'heure de pointe ainsi que la pire journée pour prendre le bus... En deux arrêts le bus est rempli... La situation est pire que le matin, vous êtes écrasé par toute cette masse grouillante, trempée par la pluie, et faisant un brouhaha du diable.
Vous commencez a suffoquer. A trembler. Vous n'êtes pourtant pas sujet a la claustrophobie habituellement. Mais là les conditions sont telles que vous n'en pouvez plus. Vous avez envie de hurler, de sortir de ce bus, d'être libre de vos mouvements. Vous avez raté vos cours de la journée, qui étaient prévus le matin. Vous êtes donc en route pour votre appartement.

La route devient très familière. Vous allez bientôt être délivré. Vous sortez du bus, tremblant, transpirant, flageolant sur vos jambes. Vous arrivez chez vous, au bord de la crise de nerf. Et vous ruez sur la douche, pour vous laver de tout ça. Une bonne douche froide, vous revigorant. C'est passé.

# Posté le vendredi 10 mars 2006 15:04

Cyclone

Cyclone
Nous sommes en saison cyclonique...
Et justement, on en a eu un qui est passé pas loin de nous...
Comment ça se passe ? Vous aimeriez bien savoir, ô Internautes voyeurs !
Je m'en vais vous décrire la situation...

Imaginez: Un ciel blanc de nuages, le vent qui souffle a tout rompre, poussant la pluie en rafales sur la porte, les fenetres, le toit... les fruits se détachant de l'arbre pour venir bombarder le toit. Un gros "boum", et on entend le fruit rouler sur la tôle.
Le vent qui souffle encore plus fort. Vous jetez un oeil dehors, et voyez la pluie quasiment a l'horizontal. C'est paradoxal, les éléments se déchainent, et vous etes a l'abri, protégé par des murs et du verre. Mais le vent tourne, la pluie vient tout d'un coup battre violemment la fenetre.
Vous etes presque a l'exterieur, entendre le bruit du vent et voir la pluie vous fait frissonner.
Il fait sombre chez vous, donc vous avez du allumer la lumiere. Vous avez mis un peu de musique pour vous rassurer. Au loin on entend l'orage gronder. Vous apercevez les éclairs a plusieurs kilometres. Des flashs se détachant du blanc des nuages.

Puis vient la nuit. Le ciel est sombre, la pluie n'en fini plus, vous épongez un peu les fuites qu'il y a eu... La musique tourne toujours, réchauffant l'atmosphere. Vous avez mangé un repas chaud, mais la vaisselle n'est pas faite... L'eau a été coupée. Vous espérez qu'il y en aura demain, pour prendre une bonne douche revigorante.
La lumiere vacille. Des baisses de tension. Normal, vous commencez a vous habituer depuis l'aprés midi...
L'orage s'est rapproché. Les flashs sont plus violents, les grondements et claquements sont plus forts. Anxieux,vous montez un peu le son de la musique, et vous vous rapprochez de la fenetre. Le lampadaire communal a l'exterieur oscille dangereusement sous les rafales de vent.
Il éclaire vaguement la cour ravagée, fait voler les feuilles pour les amasser dans un coin. La voiture garée est balayée par des trombes d'eau, mais des feuilles se coincent ou elles peuvent... Les plantes sont ballotés par tout ce vent, arrosées plus que raison par les élèments. La terre du jardin est creusée de rigoles, due a la pluie. Le tout agrémenté d'éclairs toujours plus proches, et de grondements toujours plus forts.
Puis un claquement assourdissant. Les lumieres et la musique s'éteignent. Vous vous retrouvez dans le noir. Vous cherchez a taton une lampe de poche, ou a défaut votre téléphone portable, pour vous eclairer un peu.
La lumiere n'est pas suffisante, les meubles projettent des ombres inquiétantes.
Vous vous déplacez avec luxe précautions, mal éclairé. Mi chancelant, mi grelotant. La pluie et le vent ont repris leurs droits dans l'espace sonore. Tout se fait entendre. La tole du toit qui claque, les fruits tombant dessus, accompagnés de bouts de branches. La pluie venant a l'assaut des fenetres, de la porte, des volets.
Vous longez les murs, une main tenant la lumiere vacillante du gsm, de la lampe torche ou de la bougie, et l'autre touchant le mur, pour vous situer dans l'espace. Vous sentez sous vos doigt le miroir. Plus que quelques pas, et vous arriverez a la cuisine. A tatons, vous ouvrez le frigo et prenez une bouteille d'eau. Vous commencez a boire dans le noir quasi complet. Soudain, un autre éclair. Le claquement caractéristique est presque simultané et vous fait sursauter. Vous vous renversez un peu d'eau dessus, ce qui ne fait rien pour arranger les grelottements.

Vous rangez la bouteille, toujours dans le noir. Repartez en sens inverse. Il s'agit maintenant de désactiver les interrupteurs, au cas ou le courant revienne. Celui de la cuisine, celui de la salle de bain. La buanderie était elle allumée ? A tout hasard, vous actionnez l'interrupteur.
Vous revenez toujours dans une obscurité quasi parfaite dans le couloir de l'entrée. Sensation froide sous les pieds. Encore une fuite. Vous actionnez l'interrupteur du couloir, et manquez de glisser a cause de la flaque.
Ou est le tapis ? Vous ne pouvez pas marcher dans le noir en manquant de tomber a chaque pas. Le voila. Douce sensation contrastant avec la fraicheur et l'humidité du carrelage.

Les pieds secs, vous pouvez reprendre votre périple. Vous avancez, toujours a taton, et le grain du bois sous vos doigts vous informe que vous etes au salon. Vous avez bientôt fini, et pourrez vous coucher...
Vous touchez le fil de la lampe, et le suivez pour l'éteindre... A deux metres, la télé, qui a l'approche de vos doigts se libere de son éléctricité statique. Petites étincelles dans l'obscurité. Les poils de votre main se dressent.
La télé est éteinte. A coté, vous trouvez le bouton du volume de la chaine. Vous le tournez vers le minimum, pour ne pas etre réveillé avec pertes et fracas dans la nuit.

Vos doigts trouvent la cloison de la chambre. Vous la suivez, pour trouver le couloir. Attention aux marches, elles sont traitresses dans le noir. Vous sentez le décrochement caractéristique de la charniere de la porte. Vous étes proche de votre but. Vous vous glissez dans la chambre. L'obscurité y est encore plus profonde, et le bruit du vent et de la pluie se fait de plus en plus oppressant. Vous refermez la porte. Quelques pas, vous avez suréstimé l'éloignement du lit, et vous cognez le tibia contre le sommier.
Vous vous déshabillez avec précaution, et vous glissez dans les draps frais, et un peu collants a cause de l'humidité ambiante. Ca y'est, il ne vous reste plus qu'a essayer de vous endormir, en entendant la pluie, le vent, les fruits tombants sur la toiture et roulants.

# Posté le lundi 06 mars 2006 13:50

Modifié le vendredi 07 avril 2006 12:57

Pourquoi ?

Pourquoi ?
J'ai besoin de m'épancher un peu...

La gent féminine est si incompréhensible parfois... et si étrange... comment peut on si peu connaitre une personne et tomber sous son charme sans avoir le temps de dire "Tarte aux myrtilles" ?
Pourquoi j'm'attache toujours aussi vite ? Et pourquoi a chaque fois je cours au devant de grandes désillusions ?
Pourquoi elle ne comprend pas mes allusions, prend mes compliments comme venant d'un simple pote... mes petits gestes de tendresse également...

Pourquoi en général c'est elle qui m'appelle pour savoir ou je suis, ce que je fais, et si on peut se voir ? Pourquoi moi comme un con, j'y vais a chaque fois en me disant: C'est bon, cette fois je me lance, et qu'a chaque fois quelque chose me bloque ?
Pourquoi je devient paranoiaque, et que quand elle se déconnecte je me dit: Merde, j'susi allé trop loin j'lui ai fait peur elle a du me bloquer..

Pourquoi dans ces moments là j'appréhende le fait de la revoir a la fac, et a chaque fois ça se passe "bien" ? Pourquoi je suis comme ça ?
Pourquoi je me fait des films ? Pourquoi je m'imagine tant de choses ? Pourquoi ça ne dépasse jamais le stade de l'imagination ?

Pourquoi quand j'ai bien imaginé un beau discours, je me retrouve comme tétanisé devant elle ? Pourquoi je me prend a nouveau la tête alors que je m'étais promis de ne plus le faire ?

Pourquoi je vous emmerde avec ça ?
Désolé...

Bon, ce texte a été écrit il y a un petit moment, mais j'avais envie de le mettre...

# Posté le dimanche 05 mars 2006 03:42

Night Club

Night Club
Recemment je suis allé en boite... une différente que celle de d'habitude ou l'on fait du karaoké...
Et ça ne me plait pas... Musique de merde poussée a fond, plein de monde, atmosphere blindée au monoxyde de carbone...
La cohue pour demander un verre d'eau, et encore, quand le barman ne refuse pas... les pouffes partout...

Des gens qui se trémoussent sur de la "musique"... enfin, sur le son d'une boite a rythme, sur lequel un clampin parle vite, et parfois suivi par le dj...
J'ai pas aimé... la session techno a duré maximum 20 minutes... pour une nuit c'est pas énorme, quand on sait que les autres "morceaux" étaient du rap, ragga ou rnb... de quoi se tirer (une balle ou pas) trés vite...

Pourquoi j'écris cet article ? Juste pour vous faire profiter d'une photo prise lors du carnaval... je m'était déguisé en "clubber" :D
Et le pire, c'est que les gens qui me connaissent ne m'ont pas reconnus tout de suite... tellement habitués a me voir en noir...

Merci a Amy pour la photo ;)

# Posté le samedi 04 mars 2006 09:40

Insomnia Nervosa

Insomnia Nervosa
Il est une heure du matin... j'ai pas sommeil... j'ai beau aller me coucher, je me tourne et me retourne dans mon lit...

Le marchand de sable m'a oublié... ça fait plus de deux semaine que je carbure avec une moyenne de 4H de sommeil par nuit... un miracle que je n'ai pas les sacs de sport sous les yeux...

Et en plus, je tiens la journée sans faire de sieste... l'an dernier, je dormais trop... maintenant, pas assez...

Mon esprit est préoccupé par des choses et d'autres... pas moyen de définir clairement ce qui me travaille... je suis anxieux, inquiet... j'ai le moral qui joue aux montagnes russes...
Et pas moyen de dormir... malgré des journées chargés, malgré des soirées fatigantes, je plafonne a 4H de sommeil...

Sauf pour la St Valentin peut etre... déprime dans la journée, j'ai ressenti le besoin de me confier, de me vider... j'ai pu pleurer un peu... et j'ai dormi comme un bébé... pendant 10H... le probleme, c'est que le lendemain, j'étais crevé... alors que les autres nuits, pas de souci, un petit café, et c'est parti...

Je sais même pas pourquoi j'écris ça... vous vous en foutez... mais bon, l'écriture est un moyen d'exorciser certaines choses...

En bref... le n'Avat' il a pas sommeil...

Coup de coeur musical du moment: Cali- C'est quand le Bonheur et Elle m'a dit.

# Posté le samedi 18 février 2006 16:18

Modifié le dimanche 19 février 2006 02:36