La nuit... 3H30 du matin, et toujours pas sommeil, malgré les abus de la nuit derniere.
Le sommeil devient comme optionnel, et semble plus etre une perte de temps qu'autre chose. C'est différent une fois que ma tete a touché l'oreiller, mais pour le moment, pas envie de se glisser sous les draps. Il fait relativement froid, et la perspective des draps frais ne m'emballe pas plus que ça. Tant pis, je me rattraperai tout a l'heure, et je perdrais ma matinée, ça fera un repas de moins a préparer.les coqs commencent a peine a chanter.
C'est une ambiance particuliere, on retrouve le froid, le silence (quand les civets en sursis veulent bien se taire).
C'est pas désagréable du tout. Sortir de la maison dans le froid, et sentir ce liquide chaud qui bouillonne a l'intérieur. On se sent vivant. Ca faisait un moment que je ne m'étais pas senti vivant, et là je revis. A croire que la nuit qui m'englobe me rassure. Le petit centre chaud de ce monde (les connaisseurs reconnaitrons d'oùu ça vient...). Avoir les mains engourdies. Désagréable comme sensation au début, mais on s'y habitue. La playlist qui continue de tourner, on zappe les morceaux un peu trop violents, et on reste calme et serein. Aucune raison de s'inquieter ni de gamberger. Ou alors si il y'en a, on fait abstraction. Garder l'esprit vide.
Faire attention aussi, a ne pas se plonger dans des pensées trop profondes. La nuit est traitresse par rapport a ça. Un vrai catalyseur d'émotions. Augmente l'excitation, la joie, mais peut aussi vous faire vous morfondre.
Je l'ai apprivoisée, j'en fait mon alliée, ma muse. C'est dingue comme j'ai moins de mal a ecrire en pleine nuit. Un oiseau nocturne ? Peut etre. Certains peuvent trouver cela malsain. Moi j'en ai besoin. Un bref retour sur soi, le silence, l'absence d'activité. Ce sentir seul et unique. Se poser des questions existentielles aussi, en regardant les étoiles.
Depuis la perspective de mon départ j'appréhende un brin différemment les choses. Et depuis les évenements de ce dernier mois, j'ai pris conscience que rien n'était éternel.
Le temps du regret ? Non. Pas besoin de regretter, on ne peut que s'emerveiller de son passé, celui qui nous a construit, qui a fait ce que l'on est. Celui qui nous a forgé.
Tremblements dûs au froid. Le train du sommeil arrive peu a peu. Mais quand il arrivera, je serais prêt a embarquer et a me retrouver dans les bras de Morphée. Son etreinte est douce. Mais peu attirante pour le moment. Je vais attendre d'etre vraiment sur le point de succomber avant de me glisser dans ses bras. Et une fois là, je dormirais. Un peu, quelques heures, mais suffisamment pour avoir récuperé. En attendant, je tapote vaguement sur mon clavier. Agréable et surprenante méthode qu'est l'écriture automatique. Relire un texte écrit comme ça, c'est le découvrir a nouveau. Son auteur est l'inconscient.
Et mon inconscient est serein. Peu de pensées le tourmentent, fait rare depuis un moment déja. C'est agréable. Ne pas se tourmenter, alors que l'heure serait propice.
Ce soir, tout va bien. Ce soir, je revis. Ce soir, je ne m'en veut meme pas. Ce soir est le commencement d'une nouvelle vie.
Je vais garder contact avec l'ancienne vie, et apprendre de mes erreurs.
Je suis serein, j'aime la vie.
Et question existentielle du moment, dans quel genre classer ce texte ?
Tant que ce ne sera que ce genre de questions, tout ira bien.
Et voila, 4H du matin, l'heure d'aller se coucher.
J'ai opté pour écrits divers.
Je vais dormir.